• Aloysius Chabossot tire sa révérence

    Entendons-nous bien : pas de façon définitive (il en manquerait plus que ça !). Disons que ce brave Aloysius va s’octroyer quelques vacances bien méritées. Et pendant son absence, un certain Pascal Bousquet se propose de prendre la relève.

    Bon, pour être plus clair : je viens d’achever l’écriture d’un nouveau roman (ce qui ne signifie pas qu’il est terminé, hou là là non : il y a encore énormément de boulot de relecture, de corrections, d’ajout, de suppression, etc. Au passage, big up à ceux qui parviennent à livrer un bouquin de 250 pages prêt à l’emploi en deux mois ; c’est sans doute ce qu’on appelle le talent).

    Or, il se trouve que le roman en question n’offre pas les caractéristiques habituelles d’une histoire à la Chabossot. Dit autrement, il ne s’agit pas d’un « roman feel good » (puisque c’est dans cette catégorie que l’on m’a inscrit, à mon corps défendant je le précise, mais après tout, pourquoi pas ? S’il n’y a pas de mal à se faire du bien, il n’y a pas de mal non plus à faire du bien aux autres !).

    On pourrait même aller jusqu’à le qualifier de « roman feel bad », une étiquette qui n’a jusqu’à présent que très peu servi, et l’on comprend facilement pourquoi : qui a envie d’un livre susceptible de lui saper le moral, alors que dans le même temps, les librairies sont pleines de volumes qui se font fort de vous ripoliner les parois du cerveau en rose bonbon pour une poignée d’euros ? Il faut reconnaître que le combat semble un peu perdu d’avance.

    Oh ! bien sûr, le livre offre tout de même quelques similitudes avec les précédents romans, à commencer par son ton humoristique (on ne se refait pas). Seulement, si la lecture de cette histoire peut de temps à autre arracher un sourire (le plus souvent possible, je l’espère !) sa couleur (la couleur du sourire, faut suivre !) aura - on ne va pas se mentir - les nuances du jaune.

    Aussi, dans un souci d’honnêteté dont je m’honore, et afin de ne pas induire en erreur mes fidèles lecteurs, j’ai choisi de présenter « Tentative de rebond en terrain miné » (c’est son titre, jusqu’à preuve du contraire) sous un nouveau nom : Pascal Bousquet. Comme ça, pas de confusion possible, pas de protestations furibardes du genre « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc que tu nous a refilé, espèce d’escroc ? Rends l’argent ! »

    Étant donné le contexte présent ci-dessus, il est plus que probable que le roman « ne rencontre pas son lectorat » comme on dit pudiquement dans le petit monde de l'édition, qu’elle soit « auto » ou pas. Ce n’est pas grave : j’aurai mené ce projet à son terme, en écrivant très exactement ce que j’avais envie d’écrire. À notre époque de ciblage systématique, de caressage du lecteur dans le sens du poil et de prise de risque zéro, c’est déjà un petit exploit qui suffit à me réjouir.

    Si, après cela, quelques lecteurs me font l’honneur d’apprécier le roman, eh bien je serai un auteur comblé ! Que demander de plus ?


    Voilà, si ce retournement de veste littéraire vous intéresse, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires, ici ou sur FB !

    Aloysius Chabossot tire sa révérence
    Pascal Bousquet, un type super

     

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  • Commentaires

    1
    Moi
    Dimanche 12 Mai à 18:04
    Super ! J'attends sans impatience, mais je le lirai !
    2
    Lundi 13 Mai à 16:53
    Caroline

    Moi aussi je trouve ça super, j'adore rire jaune !

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