• Enfin toute la vérité sur Roberto et son roman !

    Grâce à la sagacité de Marc Galan, nous connaissons enfin toute la vérité sur l’affaire du roman écrit sur un portable, du moins concernant les chiffres de vente mirobolants annoncés sur le site Rue 89. Visiblement le journaliste, emporté par un enthousiasme bien pardonnable, a confondu le classement dudit roman et le nombre d’exemplaires écoulés. Ce qui nous ramène à une réalité nettement moins glorieuse : le livre, vendu à une vingtaine d’exemplaires (on arrondit), arrive en dix-neuf millième position (à peu près) parmi les quelques dizaines de milliers d’ouvrages proposés.

    Plutôt que de ricaner bêtement (je viens juste d’arrêter), réfléchissons un peu : puisque la moyenne des ventes sur le site est de 2, une vingtaine de bouquins, c’est déjà tout à fait honorable. Et puis il y a une chose qu’on ne peut pas lui enlever, à Roberto : à moins d’une révélation de dernière minute, son roman, il l’a quand même bien écrit sur un téléphone portable !
    Alors moi je dis : Roberto, chapeau ! 
    Ne lisant pas l’italien, ni dans le texte ni ailleurs, je ne lirais donc pas votre roman. Doutant que durant les 50 prochaines années un traducteur digne de ce nom daigne se pencher sur votre œuvre, je ne lirais pas votre roman, jamais. 
    Mais est-ce si grave ? Le seul fait de penser que vous existiez, fier et courageux petit Roberto, suffit à m’emplir de bonheur. Je vous imagine, assis sur votre banquette de train, tout occupé à taper vos phrases à l'aide de vos doigts gourds, et ça pendant 17 semaines, tous les jours (sauf les week-end).
    Décidemment, vous êtes un exemple et un espoir pour tous les auteurs en devenir. Ainsi, l’imagination qui leur fait parfois cruellement défaut pour construire une histoire trouvera sans doute mieux à s’employer dans la recherche d’un lieu incongru pour la rédiger. Le reste ne sera que formalité.
    Et dans un futur que j’espère proche, nous pourrons enfin nous écrier : « Qu’importe l’ivresse, pourvu qu’on ait le flacon » !

     

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    Prochainement, les oeuvres complètes de Roberto
     disponibles dans la Pléiade

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  • Commentaires

    1
    Lundi 30 Juillet 2007 à 20:07
    robert dorazi
    Effectivement, si je pouvais vendre 20 exemplaires de mon bouquin (a d'autre qu'a moi-meme bien sur) ca suffirait pour un bon diner chez Nam Jhim. Je me consolerai avec une pizza aux trois fromages et je penserai a tous ceux qui ne savent pas ce qu'il ratent.
    2
    Lundi 30 Juillet 2007 à 22:28
    Marc Galan
    Marc GALAN. G. A. 1seul L. A. N. Rien que pour être orthographié correctement une seule fois, que dois-je faire ? Un strip sur le Web. Vous allez pas vous en remettre, je préfère vous prévenir.
    3
    Lundi 30 Juillet 2007 à 23:13
    Béatrice
    Cher Monsieur Chabossot, Roberto peut-il avoir les doigts gourds, alors qu'il vit en Italie, peut-être à Rome, qui sait? Non, non! Roberto, qui mange beaucoup de pâtes, a les doigts boudinés, ce qui n'enlève rien à sa prouesse! (Vous êtes fort drôle) Note: j'avais couru, moi aussi, sur Lulu, vous pensez bien!
    4
    Mardi 31 Juillet 2007 à 01:18
    robert dorazi
    Effectivement Nahm Jim fait de bons rouleaux de printemps. C'est la pizzeria en face qui fait les trois fromages. C'est moins exotique mais c'est plus abordable !
    5
    Mardi 31 Juillet 2007 à 01:45
    robert dorazi
    Pour la rapidite de la traduction il y a une explication tres simple (qui n'est peut-etre pas la bonne bien sur). J'ai aussi traduit en anglais le bouquin que j'ai poste sur lulu. Ca m'a pris un mois et demi (une traduction qui ne gagnera pas l'oscar de la meilleure traduction mais qui se laisse lire je suppose, avec toutefois de nombreuses coquilles) et c'est seulement quand j'ai eu termine cette traduction que j'ai poste les deux manuscrits sur lulu.
    6
    Jeudi 2 Août 2007 à 00:44
    Marc Galan
    Merci pour le correctif. Je souhaite quand même que quelqu'un se penche sur la qualité littéraire du texte de Roberto... qui ne doit pas être grande, puisqu'on ne s'est intéressé qu'à son modus scriptandi. Mais il y a tant de superficialité et les gens préfèrent tant parler de ce qui brille que de l'or, que je demande quand même à voir. Hélas, si mon italien me permet de lire la Stampa, il ne me permet pas de juger des qualités littéraires d'un texte écrit dans cette langue.
    7
    Beaujean
    Jeudi 17 Novembre 2011 à 16:10
    Beaujean
    "Compagni di Viaggio (en français Compagnon de voyage). Son ouvrage de science-fiction est disponible en italien, espagnol et anglais" (article du 2/7) Trop fort, Roberto ! Il faut donc imaginer que la traduction a été faite à une vitesse qui dépasse l'imagination (sauf hypothèse d'une traduction automatique, effectivement rapide - Une journée pour la traduction par langue, au pire, en corrigeant les incongruités les plus énormes) Il est curieux que le Monde ait été un des premiers (ou le premier des) journaux français à parler de l'histoire de Roberto. Mais peut-être, dans un esprit sarko-minkien, l'honorable quotidien du soir a-t-il cru que tout devenait possible. Et si c'était une pub pour Nokia, dont on nous dit bien plus de choses que du livre ?
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