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Damien Saez accuse, et ça fait mal (part deux)

Je reprends donc mon analyse, là où je l’avais laissée.

 

J'me balade dans les grandes surfaces
J'ai pas assez mais faut payer

Soit un Damien Saez se baladant dans une grande surface. Pris d’une soudaine fringale, il s’empare d’un paquet de barquettes « Trois châtons » et d’une canette de Coca-cola « Zéro », pour un total de 2,20 euros. Sachant que notre imprévoyant chanteur ne possède en tout et pour tout au fond de ses poches que 95 centimes d’euros, pourra-t-il franchir les caisses sans provoquer le courroux  des vigiles ? Sa détermination à payer – et ce malgré un manque de liquidité avéré -suffira-t-elle à amadouer les cerbères à la solde de la grande distribution ? Vous argumenterez vos réponses, et poserez les opérations qui vous auront menées à votre conclusion.


Je cours au gré des accessoires
Et des conneries illimitées

Si, au hasard d’une de vos pérégrinations en grande surface, vous tombez sur un type courant à perdre haleine au rayon « Conneries illimitées », ne vous inquiétez pas davantage, il s’agit tout simplement de Damien Saez qui fait ses courses. Si vous êtes d’un naturel bienveillant, vous pouvez éventuellement lui refiler en douce quelques centimes d’euros afin qu’il puisse enfin assouvir son envie de barquettes trois chatons sans risquer la correctionnelle. Mais il n’est pas certain qu’il accepte votre aumône : Damien est un rebelle.


Les gens parlent mal les gens sont cons

Là encore, ma grand-mère aurait été en parfaite communion d’esprit avec notre poète, du moins en ce qui concerne la première partie de son assertion. Pour ce qui est de la seconde, elle se serait probablement abstenue, de peur de se retrouver en flagrant délit de contradiction avec la première. Mais ma grand-mère n’a jamais rien compris à la poésie.

Cela dit, Damien se montre très courageux, car « les gens », ça fait tout de même beaucoup de monde si on y réfléchit bien. D’autant qu’à la réflexion,  il semblerait, selon toute logique, que ce vaste groupe d’individus englobe de fait tous les fans de Damien. Et même…même… NON !!!!


Au moins tout aussi con que moi

SI !!!! Damien en personne ! Non seulement notre irascible ménestrel  se positionne ouvertement dans le camp des cons, mais en plus, il se place à leur tête, en se définissant, dans une sorte d’éclair de lucidité autocritique, comme leur mètre-étalon à tous. Toutefois, dans un accès de pudeur et de modestie mélangées, il ne s’autorise pas à s’en proclamer le roi.


A se faire mettre à s'faire baiser

Je connais mon Damien, quand il commence à utiliser un langage cru faisant explicitement référence au sexe, c’est qu’il est très en colère


Sûr à s'faire enfanter
Des bébés par des hologrammes

On comprend mieux son irritation : il est bien gentil, cet hologramme, mais est-ce lui qui va payer les frais d’accouchement ? (Rappelons que Damien n’a que 95 centimes d’euro en poche).


Des mots d'amour par satellite

Une fois j’ai reçu un mot d’amour par satellite, mais après vérification je me suis rendu compte qu’il s’agissait de Raël me proposant d’entrer dans sa secte moyennant une ponction mensuelle de 99% de mon salaire. J’ai refusé, il parait que la cantine n’est pas terrible, et les chambres sont sales.


Mais ces connards ils savent pas lire

Souvenez-vous : les gens sont cons. Or les connards ne savent pas lire. Donc les gens ne savent pas lire. Damien étant un gens, il ne sait pas lire. Et s’il ne sait pas lire, il ne sait pas écrire non plus. Mais ça, on l’avait déjà compris depuis longtemps.


Ils savent même pas se nourrir
Des OGM dans les biberons
Ouais c'est tant mieux ça fera moins con
Quand ils crèveront en mutation
Des grippes porcines sur des cochons

Damien met ici le doigt (ou toute autre partie un tant soit peu oblongue de son anatomie) sur un sujet important : la mal bouffe. Tel un Jean-Pierre Coffe sous cocaïne, il dénonce avec rage l’enchaînement macabre qui nous conduit tous au néant en passant par d’abominables souffrances : au début, inconscient qu’on est, on met des OGM dans notre biberon, et on se retrouve quelque temps plus tard avec une bonne grippe porcine de derrière les fagots. Pour ma part, une telle perspective me glace les sangs, et me donne envie d’arrêter le biberon dès aujourd’hui. . Heureusement, Damien panse nos plaies par anticipation en nous assurant que le moment venu, « ça fera moins con ». Bon, je n’ai pas tout compris, mais peut importe après tout : il ne faut jamais cracher sur une occasion de faire moins con, surtout lorsque c’est Damien qui propose.

 

Oh non l'homme descend pas du singe
Il descend plutôt du mouton
Oh non l'homme descend pas du singe
Il descend plutôt du mouton

Oui, vous avez bien lu (ne dites pas le contraire, ça serait vraiment faire preuve de mauvaise volonté vu que c’est écrit deux fois). Damien glisse négligemment au détour de sa chanson une révélation qui va révolutionner toute l’histoire de l’humanité, pas moins. Fruit de longues années de recherches en laboratoire, notre chanteur est en mesure de nous révéler les véritables origines de l’homme. Et soudain, la vérité nous apparaît, aveuglante dans toute son éclatante évidence : Les preuves d’un coup se bousculent, innombrables : Ne dit-on pas : frisé comme un mouton ? Et n’a-t-on pas, tout comme nos ancêtres bovidés, des ongles ? Ne nous exclamons-nous pas face à une évidence par trop avérée : « Bééééé oui ! » ?

 

Il parait qu'il faut virer les profs

Oui, pourquoi ça serait toujours aux élèves de se faire virer ?


Et puis les travailleurs sociaux
Les fonctionnaires qui servent à rien
Les infirmières à 1000 euros
Faut qu'ça rapporte aux actionnaires
La santé et les hôpitaux

Damien président !


Va t'faire soigner en Angleterre
Va voir la gueule de leur métro

Et pour ma part j’ajouterai : va te faire soigner dans le métro en Angleterre, et là, tu vas comprendre.


Faut qu'on se fasse une raison
On a loupé nos transactions

Là, j’avoue encore que, malgré trois nuits de chatroulette intensif (et une rencontre avec un Darth Vador exhibitionniste affublé d’un sabre laser incrusté à même le corps),  je n’ai pas bien compris le sens de ces vers.


On s'est laissé prendre le cul
Par nos besoins nos religions

Là, éventuellement, on pourrait probablement trouver un début de sens, s’il n’y avait la présence de ce « cul », sans doute là pour assurer la rime avec « religion ».


Il faut foutre les portables aux chiottes
Et des coups d'pioche dans la télé

Oui, mais pas tous en même temps, sinon ça va tout boucher, et alors là on sera drôlement embêté, vu qu’on pourra même plus appeler le plombier. Pour la télé, vu que tout le monde ne dispose pas d’une pioche à portée de main, pourquoi ne pas la casser en lui donnant de violent coup de portable ? On ferait ainsi d’une pierre deux coups, et on éviterait les problèmes de canalisation.


Faut mettre les menottes
A chaque présentateur du JT

C’est une belle idée, mais qui reste hélas symbolique, vu qu’aujourd’hui, les présentateurs du JT ne tournent plus les pages avec leurs mains, ils ont un prompteur. Cela dit, vu qu’une ligne plus haut on  a tous cassé nos télés, les présentateurs peuvent bien présenter leur journal avec un cabillaud coincé entre les fesses, on s’en fiche pas mal.

 

J'accuse !
Au mégaphone dans l'assemblée
J'accuse ! J'accuse ! J'accuse !
Au mégaphone dans l'assemblée

Donc Damien accuse, mais pas n’importe où : dans un endroit hautement stratégique, là où il faut si bon vivre, le mercredi après-midi, après un bon gueuleton bien arrosé, lorsque l’esprit de nos députés s’avachit mollement entre les vapeurs d’alcool et les remugles d’entrecôte sauce marchand de vin.

Dommage, si je n’avais pas tout récemment cassé ma télé à coup de portable, j’aurai guetté son apparition sur la Chaine parlementaire.

 

 

 "J'accuse", c'est "l'homme pressé" de Noir désir en moins bien avec

des paroles pourries chantées par une chèvre qui aurait le nez bouché"

Un fan

 

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A
Oui, que diable, un peu de sérieux ! (je suis très réactif dans mes réponses).
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S
Ca une analyse ? Un peu de sérieux voyons, prendre tout au premier degré et nier un second sens, un peu de sérieux s'il vous plait !
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E
Bonjour, cet article m'interpelle comme d'autres sur Damien Saez, aussi vais-je tenter ici d'exposer un point de vue, un peu longuement certes, mais qui interpelera peut-être quelques internauts.<br /> Apostrophes était une émission de télévision littéraire française, créée et animée par Bernard Pivot entre 1975 et 1990. Le 13 février 1987, Bernard PIVOT reçoit ses invités auteurs de livres, romans et essais sur le thème de la disparition de la culture contemporaine, liée aux effets pervers de la télévision. <br /> Bruno LUSSATO, auteur de "Bouillon de culture", diagnostique une déculturation générale, conséquence d'une confusion de valeurs faisant préférer le plaisir et la facilité aux joies de l'effort intellectuel. Il préconise un retour aux valeurs morales, à l'éducation et lance un appel pour constituer une association de défense de la culture, visant à former le public, en particulier les téléspectateurs, pour qu'ils sachent discerner la "vraie" culture. Cette opinion est fortement controversée par l'ensemble des invités.<br /> Michel HENRY, auteur d'un pamphlet philosophique "La Barbarie", analyse un effondrement culturel lié au développement et à l'omnipotence actuelle de la science. Le débat s'engage sur ce sujet, abordant la disparition de la sensibilité artistique et de sa reconnaissance, le rôle des philosophes, la vision technicienne d'un monde sans éthique, son reflet par la télévision, le procès des média.<br /> Une alarme est tirée, elle retentit encore 26 ans plus tard, en 2013 !<br /> La télévision obéissant au coéfficient du taux d'écoute, la quantité remplaçant la qualité, est toujours d'actualité.<br /> "Plus la télévision est absurde, plus elle remplit son office." Internet relaye très bien cette logique du non sens j'ose dire. Rien d'étonnant à voir fleurir et s'étaler, telle une créature arborescente, une culture dénuée d'âme, dénuée de beauté et d'éthique. <br /> L'intérêt de voir une peinture ou de lire une poésie réside dans la force, la puissance créatrice de son auteur à inviter un autre regard que le sien à voyager hors de l'ordinaire. La beauté de l'Art est lorsqu'elle dépasse, transporte l'Humain vers un Paradis inaccessible mit à sa portée par la magie du créateur. L'Art est un don du Divin que le Diable et sa bassesse ne saurait ni traduire, ni imiter. L'univers des sens n'a nul besoin d'être maltraité ou forcé pour obtenir de lui le plaisir d'exister.<br /> Sur ce je souhaite partager deux textes sur un même thème : Les Infidèles. L'un écrit par Damien Saez, l'autre écrit par Sully Prudhomme. A chacun de juger.<br />  <br /> Les Infidèles de Damien Saez<br /> L'écrit de nos amours dis est-ce que tu l'entends ? qui travers les corps dans les tranchées du temps de l'humide à nos yeux est-ce qu'on fera le feu la flamme entre nos bras est-ce que tu reviendras ? on est tous à la table à se gorger de vin mais qui peut retenir le sang entre nos mains des seins des saintes femmes qui nous offrent leur corps et le corps de ce diable de temps assassin je serai sur les routes est-ce que tu me suivras ? j'irai entre les gouttes est-ce que tu mouilleras des bateaux consumés à la chaleur du soir et sûr qu'au fond des yeux on y verra l'espoir que les putains de l'est rejoignent celles du nord que mon corps dans la liesse garde le diable au corps que chante au cœur des tristes la joie de vivre enfin sous les feux d'artifices aux surfaces trop belles moi je suis pour les putes et pour les infidèles bien plus que pour les prêtres bien plus que pour les nonnes maudits ceux qui voudraient que l'amour reste sage au rendez-vous d'en-bas on verra bien qui brûlera nos visages sont beaux tant ils sont sans le maître à la table des rois les cons sanguins toujours nul besoin de combat ils brûleront tout seuls en feu de paille dans le fumier juste avant de mourir je pars pour mes enfers je pars mais sois tranquille il m'en faudrait bien plus pour leur rendre mes armes juste vendu mon âme à quelques brocanteurs à vos chairs pour les vers à vos santés je bois je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai que l'on baise sur ma tombe que l'on pisse dessus pour qu'elle garde toujours l'odeur des filles de joie de ces chaleurs aux chiennes qui font les mois d'avril qui font que les chiens courent après le cul des filles allez ressers ton vin car nos corps sont à vise allez donne ton sein que nos bouchent soient pleines pour qu'enfin jusqu'au ciel on fasse de ces amours qui font que les hommes parfois valent bien plus que leurs dieux je piss'rai sur vos tombes j'y crach'rai j'y baiserai avec celles qui voudront et des hommes s'il le faut comme un doigt qui se lève devant les bienséances et qu'on garde bien haut juste pour dire à dieu adieu<br />  <br /> <br /> Les infidèles<br /> Je t’aime, en attendant mon éternelle épouse, Celle qui doit venir à ma rencontre un jour, Dans l’immuable éden, loin de l’ingrat séjour Où les prés n’ont de fleurs qu’à peine un mois sur douze. Je verrai devant moi, sur l’immense pelouse Où se cherchent les morts pour l’hymen sans retour, Tes soeurs de tous les temps défiler tour à tour, Et je te trahirai sans te rendre jalouse ; Car toi-même, élisant ton époux éternel, Tu m’abandonneras dès son premier appel, Quand passera son ombre avec la foule humaine ; Et nous nous oublîrons, comme les passagers Que le même navire à leurs foyers ramène, Ne s’y souviennent plus de leurs liens légers. <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Sully Prudhomme<br /> <br /> <br /> <br />
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