• La parodie du désormais célèbre roman qui a lancé la mode du "mommy porn" outre-atlantique sortira à la mi-octobre. Voici la couverture retenue pour l'occasion :

    Pour la petite histoire, le projet ci-dessous a été abandonné pour des raisons de droit...

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  • Message à caractère informatif

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  • Socrate est né 1534 ans avant les jeux olympiques d'Athènes, au même endroit. Son père était sculpteur, mais on ignore ce qu'il sculptait exactement. Quant à sa mère, elle exerçait la profession d'infirmière, mais d'après les documents que l'on possède sur les pratiques médicales de l'époque, elle aurait eu du mal à décrocher un rôle dans "Urgences". A noter qu'elle sculptait elle aussi, à ses moments perdus, ce qui laisse à penser que c'était une infirmière très libérale.

    L'oracle de Delphes, un type qui se cachait derrière une statue et racontait n'importe quoi en échange d’un sandwich et d’un coup de rouge, déclare un jour que Socrate est le plus sage des hommes. Stupeur de l'intéressé qui commence par dire: "OOOOh l'autre! Mais non pas du tout!" puis qui réfléchit un peu et finit par déclarer: "Je ne sais rien de plus que les autres hommes, si ce n'est qu'ils croient savoir quelque chose et que je sais que je ne sais rien".  Ca peut paraître compliqué comme ça, mais en lisant lentement, on finit par comprendre.
    Preuve que ce n'est pas si difficile : Jean Gabin lui-même a mis la pensée de Socrate en musique avec son fameux "Maintenant je sais" dont il écoulera pas moins de 500 000 exemplaires en 1974,  distilant ainsi  les  oreilles encore tendre des baby-boomer la bonne parole socratique.

     

    Les biographies exemplaires : Socrate

    Jean Gabin, un Socrate sans la barbe

    Mais reprenons...

    Fort de son savoir (c’est-à-dire: rien), Socrate commence, avec un courage qu'il faut saluer, à enseigner aux hommes leur ignorance. Ainsi, il va nu-pieds dans les rues d'Athènes, habillé comme un malpropre, pas rasé, pas lavé, tentant de convaincre tout un chacun qu'il ne sait rien du tout. Comment s'étonner après cela que les enfants lui lance des pierres ?
    Au début on le laisse faire, car on le prend un peu en pitié. Mais peu à peu des bandes de jeunes désoeuvrés commencent à s'intéresser à son enseignement, d'autant qu'il ne nécessite que très peu de facultés intellectuelles. (Socrate: "Les gars, faut savoir un truc, c'est que vous savez rien...", les gars: "Ouaiiiiiis!")
    Arrive ce qu'il devait arriver: excédé par les bruits de mobylette qui pétaradent dans les rues endormies jusqu'à plus d'heure, les Athéniens se plaignent, et le parti démocratique en profite pour l'accuser de pervertir la jeunesse. En 399, ce qui devait arriver arriva :Socrate est condamné à boire la ciguë. Au début, il n'est pas contre car il est persuadé qu'il s'agit d'une nouvelle boisson du genre "smart drink" dont raffole tant les jeunes. Il déchante lorsqu'on lui apprend que c'est en réalité du poison, destiné à le faire mourir dans d'épouvantables souffrances.
    Face à son manque de coopération, la police athénienne menace de lui arracher les poils de sa barbe un par un s'il n'avale pas le liquide sur le champ. Un policier, plus gentil que les autres, lui propose de lui pincer le nez, car la ciguë sent très mauvais.
    Socrate cesse donc de chouiner, boit le poison et meurt.
    Le plus beau est que notre philosophe, durant sa longue vie, ne s'est pas donné la peine d'écrire une seule ligne.  Du coup, ses propos proviennent exclusivement du bouche à oreille, de vagues "on dit" et de cancans athéniens, ce qui laisse un doute sur la véracité de leur contenu.
    Si ça se trouve, il n'a pas dit un mot de tout ce qu'on a rapporté. Peut-être qu'il a seulement dit: "Je sais tout" ou "Foutez-moi la paix avec vos âneries!" ou "J'adore les carottes rapées avec un filet de citron".  
    On ne connaîtra jamais la vérité.

    Heureusement, de nos jours, un tel malentendu ne pourrait plus arriver, tout simplement parce que les philosophes sont devenus plus malins. Prenons l’exemple du plus prestigieux d’entre eux, Bernard Henri Lévy. Bernard Henry, convaincu que sa pensée constitue un indispensable rouage à la bonne marche du monde, note absolument tout ce qu’il dit dans de petits carnets qui ne le quittent jamais. Puis, une fois l’an, il rassemble le tout dans un pavé au titre abscons, et s’en va visiter les plateaux de télé. C’est ce qui assoit définitivement la suprématie de Bernard  Henri sur ce pauvre Socrate. Sans compter que BHL est bien mieux coiffé et habillé.

     

    Les biographies exemplaires : Socrate

    Socrate, de sa vie, n'a jamais refusé un apéro

    Biographie écrite en 2006, remaniée en 2011.

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  • Non ? Pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas. Comme par exemple ces piles vertigineuses composées des derniers prix littéraires qui se côtoient, tels des gratte-ciel de la culture prête à gober dans les "espaces culturels" des hypermarchés de France, avec juste au dessus une pancarte affichant fièrement leur prix, comme si cela pouvait servir d'argument dans l'acquisition d'un livre.... Enfin, oui, ça sert d'argument, dans la mesure où ces livres ne sont pas destinés à être lus, mais à être offerts, juste avant le déclenchement des hostilités culinaires propre à cette pitoyable soirée d'agapes et de réjouissances frelatées.

    Pauvre Alexandre Jenni, lui qui a dû suer sang et eau pour accoucher de son roman, le soir après ses cours… Quel piteux destin que de voir son oeuvre offerte en pâture le 24 juste avant minuit à des armées improbables de tontons, de tatas, de mamies, de papys (liste non exhaustive) qui se fichent de la littérature comme de leur première paire de chaussettes, et qui vont s'empresser, comme il est aujourd'hui de coutume, d'aller le refourguer sur ebay et autre priceminister,  "comme neuf" et à vil prix. 

    C'est pour éviter ce genre de situation désolante que le soir de Noël, je reste soigneusement enfermé chez moi, un plateau-repas sur les genoux et le nez collé aux programmes inoubliables que ne manquent pas de nous concocter chaque année les grandes chaînes de la TNT, genre téléfilm américain mélangeant en un cocktail unique et euphorisant : un chien au grand cœur, un enfant leucémique, des parents larmoyants et sirupeux, et la magie de Noël.
    Enfin, bon, de votre côté, vous faites ce que vous voulez, mais si vous écopez du dernier Marien Defalvard (oui, c’est son premier, mais on espère surtout que c’est son dernier, hein), vous ne viendrez pas vous plaindre ici.
    Allez, pour finir, et pour vous montrer que je ne vous en veux pas, une petite illustration de Noël concoctée rien que pour vous, chers amis (Ah ! Vous ne la verrez pas chez tout le monde, croyez-moi bien !)

     

     

    Savez-vous que c'est Noël ?


     

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